Un extrait de "Hunters High Rule" Tome 1

Publié le par Clara Le Corre

Un extrait de "Hunters High Rule" Tome 1

La promotion de Cooking Drama avance gentiment et à travers toutes les icônes qui s'amassent sur mon bureau virtuel, je me suis dit qu'il n'était peut-être pas trop tôt (trop tard) pour poster un extrait de "Hunters High Rule".

Oui, mais c'est quoi "Hunters High Rule", au juste ?

"La grande règle des Chasseurs", littéralement, c'est l'histoire de Dawne, 17 ans, responsable du club des Chasseurs de Mystères au sein de son lycée. Chargée d'enquêter sur les faits inexplicables qui ont lieu à Rowlington et dans les environs, elle est accompagnée de ses meilleurs amis : Mortimer, un jeune homme aussi excentrique que chanceux, et Roman, du genre taciturne et grognon. Sans oublier Cacho : un chat doué de parole. C'est que dans l'univers de Dawne, tous les animaux parlent ! De la petite souris au loup des bois sauvages.

Sauf que voilà, en rentrant de l'école, Dawne se fait attaquer par un faucon qui ne parle pas. D'où viennent ces animaux qui ne "parlent pas" ? Et pourquoi parle-t-on d'une Sorcière dans le petit village de Rebanoff ?

Afin d'accomplir leur quête, Dawne, Cacho, Roman et Mortimer, vont avoir besoin de l'aide de Leotta, leur nouvelle acolyte pleine de secrets.

Il s'agit d'une série de quatre tomes, dont le deuxième est actuellement en travaux. Le premier est en train de faire le tour des maisons d'édition.

Donc voilà, ça me paraît assez "fair" de te laisser découvrir une petite partie du texte. Bonne lecture !

"Elle transpirait de la tête aux pieds. Les muscles de ses jambes tremblotaient alors qu’elle s’essuyait le visage dans son linge, assise sur le banc des vestiaires. Elle entendait le brouhaha des discussions et des rires, de l’eau des douches sur le carrelage et des zips des sacs qu’on fermait et ouvrait. Sa tête bourdonnait. Elle revoyait encore et encore le regard émeraude, et ressentait son parfum dans l’air. Un parfum particulier, unique et indescriptible. Un appel à la douceur. Elle avait le front brûlant. Devenait-elle malade ? S’obsédait-elle au point de s’en donner la fièvre ? Elle était restée tellement de temps à souffler sur le banc que lorsqu’elle entreprit de se changer, presque toutes les filles avaient quitté le vestiaire.

- Tu as appris quelque chose d’intéressant, alors ?

Dawne eut un hoquet de surprise en entendant la voix de Jessica si proche. Celle-ci la toisait du regard, les bras croisés contre son petit pull en laine grise.

- Non, répondit Dawne en se relevant. Non, rien du tout.

- C’est ce que je t’avais dit : un dossier sans intérêt. Même pas un divorce ou un renvoi. A croire que c’est bien trop normal.

Jessica se tut brusquement et Dawne comprit que quelqu’un venait de faire irruption. Comme par hasard, ce quelqu’un en question n’était autre que Leotta. Elle leur lança un sourire timide et alla s’enfermer aux toilettes. Jessica attendit que le bruit du verrou retentisse pour se pencher sur Dawne.

- T’as encore besoin du papier ? Je peux le récupérer maintenant ?

Dawne le lui rendit sans sourciller, bien qu’un brin déçue.

- Tu pourras me tenir au courant si tu trouves quelque chose ?

- Je ne fais pas le travail des autres, répliqua Jessica qui rangea soigneusement sa feuille dans une fourre bleu marine. J’en ai bien assez moi-même. Si je trouve quelque chose, ce sera effectivement en me consultant que tu l’apprendras, mais je ne cours pas après les gens.

- Ça va, j’ai compris, je viendrai te demander à l’occasion, ça te va ?

Jessica pencha la tête, le doigt sur son menton, tout en adoptant son air de petite fille candide et amusée.

- Oh, Dawne, je ne t’ai jamais vu si soucieuse. C’est à cause de ta petite enquête ou parce que t’as failli prendre une raclée au basket ?

Elle avait décidément le don pour agacer. Dawne lui tourna le dos pour enlever son t-shirt.

- Je ne suis pas soucieuse, prétexta Dawne mais Jessica éclata aussitôt d’un rire sonore. Je suis exactement comme d’habitude, insista-t-elle d’une voix rauque pour couvrir son rire.

- Je ne suis pas la dernière des imbéciles, tu sais. Je remarque très bien ce genre de choses et en plus, il paraît que j’ai toujours raison.

Elle referma son sac et Dawne l’entendit sortir.

Elle remarque bien « quel » genre de choses ?

Dawne lâcha un soupir discret et enfila son pull, puis son blouson. Au moment où elle entreprit de lasser ses bottes, elle entendit la douche se mettre à couler. Leotta était la seule fille qui ne s’était pas douchée, songea Dawne après coup. Elle devait être un peu timide et attendre que toutes les filles partent pour se mettre nue. Cette seule pensée la fit imaginer une Leotta sous une cascade d’eau brûlante, ses cheveux pendant sur ses épaules claires, jusqu’à ses hanches.

Il lui fallut un instant pour réaliser qu’elle avait lacé deux fois la même chaussure. Où avait-elle la tête ? Du moins, sa fièvre semblait s’être un peu calmée. Elle se redressa pour prendre son blouson quand elle remarqua le sac ouvert de Leotta dans le coin du banc. En temps normal, elle n’y aurait porté aucune attention mais quelque chose de brillant qui dépassait légèrement du sac piqua sa curiosité. Un objet en métal.

S’assurant d’une oreille que la douche coulait toujours, Dawne s’approcha avec prudence. Quand elle fut au-dessus du sac, elle étouffa un hoquet. Long d’environ dix centimètres, le canon d’un pistolet pointait au plafond. C’était une arme à la fois sophistiquée et inédite : avec un manche en bois sur lequel s’étendaient des gravures fines, une détente en hauteur d’une couleur dorée, une autre plus basse d’un bleu vif. Elle le saisit avec la plus grande délicatesse et constata qu’il pesait plus que ce qu’elle avait imaginé.

Pourquoi cache-t-elle un pistolet dans son sac ? Pour se défendre ? Pour attaquer ? Personne n’a jamais vu ça ici, pensa Dawne alors qu’elle prenait une photo avec son téléphone.

Entendant l’eau se couper, Dawne rangea brutalement le pistolet et sortit dans la précipitation. Dehors, l’air froid de septembre lui gifla le visage et il faisait déjà presque nuit. A l’abri de tous regards dans sa rue au lampadaire cassé, Dawne se mit à danser d’un pied à l’autre entre les bouches d’égout.

On le tient notre article !"

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